Édito

« Le vrai vendeur est un idéaliste, et un artiste.»

Cette citation d’Alfred Fuller, entrepreneur du XIXème siècle, illustre ce que nous avons voulu exprimer dans ce numéro de juin/juillet, dont la thématique est “vendre son art”.

Dans les portraits de ce numéro 2, nous avons donné la place à plusieurs artistes. Certains installés depuis plusieurs années nous montrent des voies possibles, d’autres qui démarrent tout juste partagent leurs challenges.

Chacun témoigne sur son cheminement à relier la vision entrepreneuriale et la dimension artistique.

Tous les entrepreneurs portés par leur vision idéaliste sont en fait des artistes. Et lorsqu’on voit parfois la difficulté des artistes à vendre leurs œuvres, on comprend mieux l’importance de faire ami-ami avec le mot « vendre ».

Pourquoi tant de malaise autour de ce mot ?

Après tout il s’agit simplement de réaliser un échange, un troc dans lequel l’argent est présent. Votre relation à l’argent vous ramène à votre capacité à recevoir.  Où en êtes-vous par rapport à cela ?

Souvent le rapport à la légitimité pointe le bout de son nez également. Être entrepreneur c’est reprendre son pouvoir, sans la validation ni de qui que ce soit, ni des diplômes. Dans la rubrique Esprit Libre, l’article « Plus besoin de diplômes, l’aubaine des anticonformistes » de Jennifer Besson nous le rappelle à juste titre.

Enfin, le magazine aborde la notion de « vendre son art » à un moment où je me questionne sur ce mot  « vendre », car pendant 4 ans de web-entrepreneuriat, j’ai testé plusieurs stratégies de marketing en suivant à la lettre ce qui était enseigné. J’ai appris à étudier les éléments déclencheurs qui vont pousser mes clients à l’achat.

Or je suis arrivée à un moment de ma vie où je conscientise tous les jugements que je porte encore vis à vis de cette démarche.

Cela n’a rien à voir avec le fait de créer et de générer de l’argent, car cette partie m’amuse toujours autant. Là il s’agit de se questionner sur le sens que je peux mettre derrière le mot «  vendre ». Je vous propose une autre définition dans laquelle vous vous reconnaîtrez peut-être mieux.

Le vendeur aligné attire à lui un acheteur qui reconnaît que sa proposition lui permet de vivre une expérience, et à travers l’acte d’achat, il lui exprime de la gratitude.

L’entrepreneur a donc besoin d’apprendre à créer ce désir et cet élan de gratitude chez son client, car c’est ce qui va motiver un achat à partir du cœur.

L’article « Vendre ses services sans vendre son âme » d’Aline Savan devrait vous permettre d’y voir plus clair.

Dream-OR, c’est aussi transformer vos rêves en OR. Passer du projet à l’action. Je souhaite qu’à travers ce magazine vous puissiez être inspiré et trouver votre lingot d’OR en tant qu’entrepreneur.