Joseph Campbell (1904-1987) La théorie du monomythe  : origine de la gamification en entreprise ?

par Aurélia Dabon (http://lavoixdaurelia.com/)

Aujourd’hui, les entreprises utilisent les processus de gamification au sein des équipes ou du parcours client. Ce concept est né dans les années 2000, et est parti du principe que nous aimons jouer en tant qu’être humain. Le jeu nourrit le sens de la communauté et le mécanisme du jeu répond à 3 critères :

– le besoin d’accomplissement

– le sens de la compétition ou de la coopération

– le système de récompenses

Il est appliqué dans les entreprises afin de résoudre un problème ou d’engager des personnes à mettre en place des actions.

Mais revenons en arrière pour voir d’où vient cette idée d’avoir utilisé le jeu comme outil de développement professionnel ?

Un homme, Joseph Campbell, passionné par les mythes, évoquait déjà l’aventure du Héros, inspiré par les grands mythes au XXème siècle.

Né en 1904 à New York, Joseph Campbell se passionne pour la culture amérindienne grâce à son père qui l’emmène visiter le Muséum d’histoire naturelle américain. C’est le début de son apprentissage des mythes qui le conduira à préparer une thèse sur les légendes arthuriennes à l’Université de Columbia.

Passionné par les langues, il étudie également le sanskrit, le français, l’allemand et le japonais dans les universités françaises et allemandes.

Son séjour en Europe et la rencontre qu’il fait avec les traditions françaises et allemandes lui ouvrent tellement l’esprit, que, lorsqu’il revient à l’Université de Columbia, deux semaines avant le crash boursier de 1929, il déclare à ses professeurs à propos de sa thèse doctorale en cours : « This whole thing has opened out ». Mais ses professeurs ne partagent pas cet enthousiasme à voir son esprit s’élargir et avec lui le rayon de l’interrogation du jeune chercheur. Ils refusent catégoriquement que celui-ci change de direction dans son analyse, et c’est ainsi qu’il décide de quitter Columbia.

Il choisit de s’isoler dans la nature et se consacre exclusivement à la lecture pendant les cinq années qui suivent.

Selon Campbell, « avant l’introduction du christianisme en Europe », il y avait quatre grandes traditions mythologiques : la grecque classique, la romaine, la celtique et la germanique. Ces traditions reconnaissent à la personne le statut d’« individu » et non pas seulement celui de membre de la société. Contrairement à celles de l’Orient, le cheminement de chacun y est très valorisé.

La démarche occidentale, pour Campbell, est donc simple. Il s’agit, en quelque sorte, de réfuter les valeurs de la « religion », du « système », de l’idéologie dominante au nom de laquelle, et pour sa survivance, on sacrifie les individus. Cette démarche nous invite plutôt à résister à l’appel uniformisateur de l’idéologie, afin de trouver et d’accomplir sa propre voie. Il y a là une similitude entre la démarche occidentale, dont la quête du Graal illustre très bien la nature, et l’aventure du héros, que Campbell forge par la suite.
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Il en va de même aujourd’hui pour chaque entrepreneur.
On peut distinguer les différentes étapes que l’on retrouve à la fois dans le parcours du héros et dans celui de l’entrepreneur.[…]

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[LIRE LA SUITE DE L’ARTICLE DANS DREAM-OR N°3 AOUT SEPTEMBRE 2018]